Port de Sóller (Sóller) - Phare de Punta de Sa Creu

📸 Photo prise en Mai-Juin 2025.

Le Phare de Punta de Sa Creu est un phare situé sur un promontoire à l’entrée est du port de Sóller. Il fait face au phare de Cabo Gros à l’ouest et domine la mer Méditerranée. 
Le premier phare a été conçu en 1862 par l’ingénieur Emilio Pou et construit entre 1862 et 1864. Il s’agissait d’une tour cylindrique en pierre de 9 m de haut, placée trop près du bord de la falaise. A cause d’un «bufador» (cheminée naturelle dans la roche qui communique avec la mer), les vagues projetaient des colonnes d’eau lors des tempêtes et provoquaient de fortes secousses, rendant le poste très dangereux. Les gardiens devaient parfois évacuer leur famille. En 1923, les logements provisoires de la construction ont été aménagés pour un usage permanent. 
Un nouveau phare, plus sûr et reculé de la falaise, a été construit entre 1928 et 1930. Il a été mis en service le 6 juin 1945. L’ancien phare (1864) est aujourd’hui inactif, mais les deux tours sont encore visibles côte à côte. 
Le site est spectaculaire, perché sur des falaises sauvages battues par le vent et les vagues du nord de Majorque. 

Croix de Majorque



La Croix de Majorque (en catalan Creu Mallorquina, en espagnol Cruz Mallorquina ou Cruz del Santo Oficio) est un pendentif traditionnel de l’île de Majorque. On l’appelle aussi «Croix des Dominicains» ou «Croix du Saint-Office» (c’est-à-dire de l’Inquisition).
Ce n’est pas une simple croix chrétienne générique : c’est une croix fléchée (bras terminés en pointe de flèche) à branches égales (forme grecque), entourée d’une bordure ondulée ou festonnée très caractéristique.
Origine : les dominicains et le Saint-Office
  • XIIIe siècle : L’ordre des Dominicains (fondé par saint Dominique de Guzmán en 1216) arrive à Majorque peu après la conquête de l’île par Jaume 1er (1229). Les dominicains sont les grands prédicateurs et théologiens de l’époque ; ils sont rapidement chargés de combattre les hérésies. 
  • 1231 : Le pape Grégoire IX crée l’Inquisition (Santo Oficio). Les dominicains en deviennent les principaux acteurs en Espagne. À Majorque, un tribunal inquisitorial est établi en 1488. 
  • La croix que portent les dominicains devient alors le symbole visible de leur autorité : elle indique que celui qui la porte bénéficie de la juridiction du Saint-Office (privilèges ecclésiastiques et protection). Les chevaliers d’autres ordres militaires (Malte, Calatrava, etc.) qui passaient sous cette juridiction l’adoptent aussi.

C’est donc à la fois un symbole religieux (foi, lutte contre l’hérésie) et un insigne de pouvoir au Moyen Âge et à l’époque moderne.

Quand devient-elle un bijou majorquin ?
  • XVIIe siècle : La croix passe de l’habit religieux aux vêtements des nobles majorquins. Elle devient un signe de distinction et de mallorquinidad (identité majorquine). Les familles nobles la transmettent à leurs femmes, qui la portent en collier, broche ou bracelet. 
  • XIXe siècle : La « Croix de Malte » (autre grande croix de l’île) tombe en désuétude. La Croix du Santo Oficio, elle, se démocratise et se transforme en joyau traditionnel fabriqué dans les ateliers d’orfèvrerie de Palma, surtout dans l’ancien quartier juif converti (Calle Menor). 
  • XXe-XXIe siècle : Elle devient l’un des symboles les plus vendus de l’artisanat majorquin (en argent 925 ou or), tout en restant un héritage culturel et religieux.
On la confond parfois avec la Croix de Calatrava (qui finit en fleur de lys). Ce n’est pas la même : la Majorquine est flechada (en pointe de flèche). La confusion date du XIXe siècle et vient probablement d’une volonté d’adoucir le lien direct avec l’Inquisition.
Symbolisme aujourd’hui
  • Historiquement : Foi chrétienne, autorité spirituelle, protection contre l’hérésie, appartenance à l’élite insulaire. 
  • Aujourd’hui : C’est avant tout un symbole d’identité majorquine, un bijou chargé d’histoire et de fierté locale. On la porte pour sa beauté, son lien avec l’île et sa transmission familiale – exactement comme moi avec le cadeau de ma maman. Elle évoque la mémoire collective de Majorque plus qu’un message inquisitorial.

Ma croix (avec son petit oiseau sur l’anneau de suspension) est un modèle classique contemporain, fidèle au design historique tout en étant une pièce d’artisanat actuelle. 

Majorque, l'île aux poètes - Antoni Xumet, Miquel Bezares, Margarita Pons et Alex Volney

 

"Ce livre visite l'imaginaire majorquin avec ses jeunes poètes tous nés après 1960, à l'exception de Jaume Mesquida. Ils prononcent les mots de l'attachement qu'ils portent à leur île et nous rentrons alors dans ses entrailles les plus profondes, loin de la perception ou de la vision qu'en ont les touristes. L'île est d'une richesse immense : la mer, la montagne, le soleil, la mémoire éclairent ses habitants. Mais, en même temps, tant de beauté paralyse et fait ressentir aux hommes la déréliction de la vie. Les poèmes, loin de n'être que des bonheurs d'expression, plongent souvent au creux de l'angoisse, comme si la beauté de l'île faisait écho à la solitude de l'homme. C'est de ce mouvement même entre la terre magnifique et les complexités du coeur qu'ils surgissent. Les poètes majorquins s'expriment dans leur langue, le catalan ; ils sont traduits ici en français et en castillan de façon à les faire partager à deux régions voisines. Nous n'en présentons que quelques-uns, bien d'autres pourraient figurer tant l'île est riche d'un peuple qui sait ressentir."

Coca d'abricots


Pour 06 personnes :

- 500 g. de farine
- 2 oeufs
- 200 g. de sucre
- 100 g. de saindoux
- 1/2 tasse de lait
- 10 g. de levure de boulanger
- 250 g. d'abricots
- 1 cuillère d'huile d'olive
- Sucre glace

Dans un saladier, battre les 2 oeufs et ajouter 150 g. de sucre, le saindoux et la levure préalablement diluée dans le lait.
Incorporer peu à peu la farine tout en mélangeant.
La pâte doit rester un peu fluide.
Couvrir et laisser reposer dans un endroit tiède pendant 2 heures.
Puis verser la pâte sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé.
Laver les abricots, les couper en deux, enlever le noyau et les écraser légèrement, puis les répartir sur la pâte, le trou du noyau vers le haut.
Saupoudrer avec le reste du sucre.
Cuire 30 minutes à 180° ou jusqu'à ce que la Coca soit cuite.
Laisser refroidir et avant de servir, saupoudrer de sucre glace.

💬 Hors saison, on peut remplacer les abricots frais par des abricots séchés ou de abricots au sirop.



 

🌴 5 lieux accessibles en fauteuil roulant à Palma (testés sur place)


💛 Visiter Palma en fauteuil roulant est tout à fait possible… à condition de savoir où aller. Voyageant avec ma maman, nous découvrons l’île autrement, en prêtant une attention particulière à l’accessibilité des lieux. Au fil de nos séjours, nous avons testé plusieurs endroits : certains très accessibles, d’autres plus compliqués. Voici 5 lieux que nous avons réellement visités et que je recommande pour une découverte agréable et sans trop de difficultés.

 
✔️ Lieux testés en conditions réelles avec fauteuil roulant
✔️ Conseils pratiques issus de notre expérience

1. Les jardins du Palais de Marivent

Un véritable petit havre de paix à Palma.

Les allées sont larges, bien entretenues et globalement faciles à parcourir en fauteuil roulant.

Entre les plantes méditerranéennes, les zones ombragées et les vues sur la mer, la promenade est vraiment agréable.

💬 Un endroit que nous avons beaucoup apprécié pour son calme et sa facilité d’accès.

🌊 2. Le front de mer (Paseo Marítimo)

Nous avons parcouru une partie du front de mer de Palma en fauteuil roulant, du Parc de la Mar jusqu’à la Dársena de Can Barbará.

Lors de notre passage, il y avait encore des travaux, ce qui rendait certaines portions un peu moins pratiques, mais le parcours restait faisable.

Le chemin est globalement plat, avec de larges espaces pour circuler, et offre une très belle vue sur la mer.

💬 Une balade que nous avons beaucoup aimée, idéale pour profiter de l’ambiance de Palma.

💡 Depuis, les aménagements ont évolué, l’accessibilité peut donc être encore meilleure aujourd’hui. 

🖼️ 3. Des musées accessibles

Bonne surprise à Palma : certains musées sont bien adaptés aux personnes à mobilité réduite.

Nous avons visité le Musée de Mallorca ainsi que le Musée diocésain.

Dans les deux cas, des ascenseurs permettent d’accéder aux différents niveaux, ce qui rend la visite confortable.

💬 Nous avons apprécié de pouvoir profiter de ces lieux culturels sans difficulté particulière.

🏙️ 4. Les quartiers modernes de Palma

Les zones les plus récentes de Palma sont généralement plus faciles à parcourir en fauteuil roulant.

Les trottoirs sont larges, les accès plus simples, et de nombreux commerces sont accessibles.

⚠️ En revanche, certaines rues du centre historique peuvent être plus compliquées (pavés, pentes, marches). 

🌅 5. Les promenades en bord de mer

Les promenades le long de la mer sont souvent bien aménagées et offrent un cadre idéal pour se déplacer facilement.

On peut profiter du paysage, de l’air marin et de la douceur de vivre de Palma sans contrainte particulière.

💬 Un vrai plaisir simple, mais précieux. 

❤️ Conclusion

Voyager à Palma de Majorque avec une personne en fauteuil roulant demande un peu d’organisation, mais cela n’empêche absolument pas de profiter de l’île.

Au contraire, cela permet de découvrir les lieux autrement, plus lentement… et souvent plus intensément. 

💬 Et vous ?
 Avez-vous déjà voyagé avec une personne à mobilité réduite ?
N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire 😊