Les oranges et le jus d’orange à Mallorca sont un véritable symbole de l’île ! 🍊


C’est surtout dans la Vallée de Sóller qu’on trouve les meilleures oranges de Majorque. Cette zone est surnommée la «Vallée des Oranges» et c’est là que se concentrent les vergers les plus réputés.
Les oranges ont été introduites par les Maures au Moyen Âge. Les variétés douces sont arrivées plus tard via la Route de la Soie. Au XIXème siècle, Sóller exportait ses oranges vers la France, Barcelone et même Londres grâce à son port. Cela a fait la fortune de la vallée et financé de belles maisons modernistes. Aujourd’hui encore, les orangers font partie de l’identité culturelle et touristique de la région.
Les variétés principales
  • Canoneta : petite, très parfumée, peau fine, ultra sucrée – idéale à manger nature ou en jus.
  • Navel : juteuse, sans pépins, parfaite pour le jus et la table.
  • Taronja tardana (oranges tardives) : elles mûrissent en mai-juin et sont excellentes en jus ou en confiture.
  • On trouve aussi des mandarines, clémentines et des citrons (très aromatiques).
Le microclimat (jours chauds, nuits fraîches + eau des montagnes) leur donne un goût exceptionnel : très sucrées, juteuses et parfumées. 

Le jus d'orange (Zumo de Naranja) est l’un des meilleurs d’Espagne ! Presque partout à Majorque, on te sert du jus fraîchement pressé avec des oranges locales. Il est naturel, sans ajout de sucre ni eau, et on le trouve :
  • Dans les cafés et bars (surtout à Sóller et Port de Sóller).
  • Dans les fermes lors des visites.
  • Même dans certains supermarchés avec des machines à presser sur place.
Beaucoup de visiteurs disent que c’est «le meilleur jus d’orange de leur vie» tellement il est frais et parfumé.
Dans les rues de Palma, les orangers sont souvent des oranges amères (type Séville). Elles sont belles et décoratives, mais très acides – on les utilise pour la confiture ou les liqueurs, pas pour les manger ou faire du jus frais !










 

Port de Sóller (Sóller) - Phare de Punta de Sa Creu

📸 Photo prise en Mai-Juin 2025.

Le Phare de Punta de Sa Creu est un phare situé sur un promontoire à l’entrée est du port de Sóller. Il fait face au phare de Cabo Gros à l’ouest et domine la mer Méditerranée. 
Le premier phare a été conçu en 1862 par l’ingénieur Emilio Pou et construit entre 1862 et 1864. Il s’agissait d’une tour cylindrique en pierre de 9 m de haut, placée trop près du bord de la falaise. A cause d’un «bufador» (cheminée naturelle dans la roche qui communique avec la mer), les vagues projetaient des colonnes d’eau lors des tempêtes et provoquaient de fortes secousses, rendant le poste très dangereux. Les gardiens devaient parfois évacuer leur famille. En 1923, les logements provisoires de la construction ont été aménagés pour un usage permanent. 
Un nouveau phare, plus sûr et reculé de la falaise, a été construit entre 1928 et 1930. Il a été mis en service le 6 juin 1945. L’ancien phare (1864) est aujourd’hui inactif, mais les deux tours sont encore visibles côte à côte. 
Le site est spectaculaire, perché sur des falaises sauvages battues par le vent et les vagues du nord de Majorque. 

Croix de Majorque



La Croix de Majorque (en catalan Creu Mallorquina, en espagnol Cruz Mallorquina ou Cruz del Santo Oficio) est un pendentif traditionnel de l’île de Majorque. On l’appelle aussi «Croix des Dominicains» ou «Croix du Saint-Office» (c’est-à-dire de l’Inquisition).
Ce n’est pas une simple croix chrétienne générique : c’est une croix fléchée (bras terminés en pointe de flèche) à branches égales (forme grecque), entourée d’une bordure ondulée ou festonnée très caractéristique.
Origine : les dominicains et le Saint-Office
  • XIIIe siècle : L’ordre des Dominicains (fondé par saint Dominique de Guzmán en 1216) arrive à Majorque peu après la conquête de l’île par Jaume 1er (1229). Les dominicains sont les grands prédicateurs et théologiens de l’époque ; ils sont rapidement chargés de combattre les hérésies. 
  • 1231 : Le pape Grégoire IX crée l’Inquisition (Santo Oficio). Les dominicains en deviennent les principaux acteurs en Espagne. À Majorque, un tribunal inquisitorial est établi en 1488. 
  • La croix que portent les dominicains devient alors le symbole visible de leur autorité : elle indique que celui qui la porte bénéficie de la juridiction du Saint-Office (privilèges ecclésiastiques et protection). Les chevaliers d’autres ordres militaires (Malte, Calatrava, etc.) qui passaient sous cette juridiction l’adoptent aussi.

C’est donc à la fois un symbole religieux (foi, lutte contre l’hérésie) et un insigne de pouvoir au Moyen Âge et à l’époque moderne.

Quand devient-elle un bijou majorquin ?
  • XVIIe siècle : La croix passe de l’habit religieux aux vêtements des nobles majorquins. Elle devient un signe de distinction et de mallorquinidad (identité majorquine). Les familles nobles la transmettent à leurs femmes, qui la portent en collier, broche ou bracelet. 
  • XIXe siècle : La « Croix de Malte » (autre grande croix de l’île) tombe en désuétude. La Croix du Santo Oficio, elle, se démocratise et se transforme en joyau traditionnel fabriqué dans les ateliers d’orfèvrerie de Palma, surtout dans l’ancien quartier juif converti (Calle Menor). 
  • XXe-XXIe siècle : Elle devient l’un des symboles les plus vendus de l’artisanat majorquin (en argent 925 ou or), tout en restant un héritage culturel et religieux.
On la confond parfois avec la Croix de Calatrava (qui finit en fleur de lys). Ce n’est pas la même : la Majorquine est flechada (en pointe de flèche). La confusion date du XIXe siècle et vient probablement d’une volonté d’adoucir le lien direct avec l’Inquisition.
Symbolisme aujourd’hui
  • Historiquement : Foi chrétienne, autorité spirituelle, protection contre l’hérésie, appartenance à l’élite insulaire. 
  • Aujourd’hui : C’est avant tout un symbole d’identité majorquine, un bijou chargé d’histoire et de fierté locale. On la porte pour sa beauté, son lien avec l’île et sa transmission familiale – exactement comme moi avec le cadeau de ma maman. Elle évoque la mémoire collective de Majorque plus qu’un message inquisitorial.

Ma croix (avec son petit oiseau sur l’anneau de suspension) est un modèle classique contemporain, fidèle au design historique tout en étant une pièce d’artisanat actuelle.